Je ne suis pas pour le téléchargement illégal.

Je suis pour le partage de la culture, pas pour le piratage des œuvres. Ce sont deux notions totalement différentes.

J'entends par partage le fait de mettre en écoute sur son blog des œuvres musicales.
J'entends par piratage le fait de déposer sur des réseaux p2p les œuvres de ces mêmes artistes.

Dans le premier, il s'agit de faire partager sa passion pour un artiste, dans le second il s'agit de mettre a disposition gratuitement des les œuvres de celui-ci.

L'un est bibliothèque, l'autre est --vol-- emprunt a l'étalage.

Le partage est vécu comme un vol par certains artistes reconnu et avides, alors qu'il est un fort moyen promotionnel pour ceux qui naviguent encore dans les sombres mers de l'anonymat.

Il est l'équivalent moderne et numérique du bouche a oreille.

Le piratage type P2P est de nature différente, c'est le fait de donner a autrui quelque chose qui ne nous appartient pas. Ce n'est pas vraiment du vol, ou du plagiat contrairement a ce que l'on voudrait nous faire croire car il n'y a pas génération de profit, mais plutôt une"perte d'exploitation" pour les maisons de disques et les artistes.

Le partage est une forme de promotion, non voulue certes, mais tout de même promotion.

Il est dans certains cas le seul moyen de se faire entendre. Certaines formes musicales étant désespérément absentes du paysage médiatique actuel.

Les défenseurs de la loi Hadopi devraient réfléchir a deux fois avant de condamner en bloc les internautes.
Internet est certes un formidable moyen de contourner les loi traditionnelle du commerce, mais c'est aussi une vitrine extraordinaire .

C'est le seul média qui permet d'échapper à la main mise des groupes de pressions économiques et a la censure de ceux ci. Je veux dire par là que les radios par exemples imposent aux auditeurs des produits marketing ou des produits à la valeur commerciale éprouvé.
Internet est venu taper du pied dans la fourmilière et c'est bien ce qui fait peur a Pascal Negre et ses compères commerçants comme Mr Olivennes.

Avec Internet, on risque de s'apercevoir que les goût réels des auditeurs ne sont pas ceux que l'on voudrait nous faire croire. On risque fort de voir que les artistes que mettent en valeurs les grandes majors ne sont pas forcement ceux que le public aurait élu.