En d'autres temps, j'aurais été exécuté sur la place publique comme un infâme traite que je suis.

Pensez donc un type qui prône la fin des nations, un gauchiste qui ose critiquer le capitalisme roi, et pour corser le tout, un père de deux beaux métis.

Bref, le prototype même de l'ennemi de la nation.

En des temps ou le fascisme était roi, j'aurais sûrement du fuir mon pays, ou me terrer de peur d'être raflé par les milices de l'identité nationale. Par les redresseurs d'idéologie.

Dans les périodes de troubles identitaire, ne pas être comme tout le monde, avoir une vue plus large, être ouvert, peut s'avérer mortel.

Les nations se comportent parfois comme des gangs, ne pas vouloir entrer dans leur délires de violences est souvent synonymes d'arrêt de mort a plus ou moins long terme.

Son gang-nation, on l'aime ou on le quitte. Son gang-nation, on en suit les règles ou on est considéré comme faisant partie d'un gang ennemi.