DSK trois lettres qui ont marquées la fin de l'année 2011 et le début de la campagne présidentielle. Pourquoi ?

Sans doute parce que cette affaire de mœurs et de décadence humaine est digne des pires scénarios de la TV. On se croirait dans un sombre polar politique sortie des séries TV américaines, comme quoi parfois la réalité dépasse la fiction....

DSK représente au yeux des téléspectateurs affalés sur le canapé à attendre leur ration de sexe et d'hémoglobine, une sorte d'insertion de leur vie rêvée dans le réel.

DSK C'est l'archétype de l'homme marié à une riche héritière, doué en politique, et qui dérapent à force de décadence. C'est un peu comme ci George Duroy, l'arriviste du roman de Maupassant "Bel Ami" s'incarnait dans le réel.

DSK c'est le symbole de notre vision inconsciente de l'homme politique, de ce "tous pourris" qui semble résumer notre vision des représentants du peuple.

DSK c'est le produit de décennies de presse à scandales où l'on voit que les "peoples" sont au moins aussi débauchés que leurs concitoyens anonymes, ou du moins aussi débauchés que le seraient la plupart d'entre eux si ils étaient riches et célèbres.

DSK c'est le prototype de l'homme puissant incapable de maitriser ses plus vils instincts et qui chute face à une femme issue du petit peuple et qui pourtant ose se défendre.

DSK c'est ce que l'image d'une Amérique qui voudrait faire croire au monde entier qu'elle est pure, égalitaire et juste.

DSK c'est le mâle français archétypique, coureur impénitent, macho qui ne comprend pas les limites entre humour cochon et respect de la femme.

DSK a bien malgré lui marqué la politique française et il restera dans la mémoire universelle, certainement pas comme il l'aurait voulu je pense mais bel et bien présent comme Félix Faure dont on tous oublié l’œuvre mais qui est resté dans les mémoires comme le président mort dans le lit d'un prostitué.