En France, il est de bon ton de chasser du curé, de dire fièrement que l'on est athée.

Pour la majorité le croyant est un être obtus, mené par le bout du nez par des leaders religieux qui ne pensent qu’a lui sucer la substantifique moelle.

Même si la plupart fêtent noël en se gavant de ripailles et de boisson histoire de se rassurer en se disant que l'on vit, beaucoup se moquent comme de leur première chemise de la signification religieuse de l’événement : on préfèrent se définir comme des bons vivants sans Dieu ni maitre.

Alors quand des musulmans se battent pour construire une mosquée on crie au scandale. On se sent envahit par les troupes de Salah'ah'Din, on évoque l'esprit de Charles Martel pour bouter hors du pays ses ignobles croyants et leurs imams. 

Même les plus modérés se sentent mal a l'aise face à la ferveur de ces croyants qui n'ont pas encore "libéré" leurs esprits du joug de la religion.

Tout cela est parfaitement ridicule.

On oublie tout simplement que la majorité des êtres humains sont croyants, et cela depuis l'aube de l'humanité. Que de grandes civilisations comme l’Égypte, l'Inde, ou même la notre, ont de profondes racines religieuses.

On oublie que de grands hommes comme Gandhi, ou l'Abbé Pierre ont été des croyants avant tout.

On oublie que la religion est à l'origine de la création des hospices, de nombres d’œuvres de charité, et que les grands mouvements humanitaire puisent leur source dans l'histoire religieuse même si ils ne sont pas ou plus spécifiquement religieux.

Bref, le musulman, le chrétien, le juif ou le bouddhiste ne sont pas forcement des êtres aveuglés par un clergé dominateur ou un dogme réducteur. Ce sont des hommes doués du même esprit critique que les athées, mais qui ont choisi de croire plutôt que de ne pas croire.

Bien sur bon nombre de croyants le sont par habitude et imitation de leur familles ou leur voisins. Mais il en est de même des athées.