Je suis la mort annoncée

La lente agonie des silences

je suis le glacier qui se meurt

Dans l'indifférence de tous

Je suis les mots qui crie dans nos yeux vides

Je suis le vide

Je suis le plein de petits riens

Je suis celui qui va mourir

Demain peut-être

Ou dans vingt

Trente

Cent ans

Je suis le mort en sursis

Qui hurle sa douleur

Sur l'ile déserte de l'esprit

Loin de toute chaleur

Je suis l'homme du futur

Vide et si plein

De connaissances inutiles

Futiles

Je suis celui qui attend

De pouvoir vivre

En croyant que demain sera meilleur

Que demain sera ailleurs

Je suis

Et ne suis pas

Je suis trop plein

Du néant

Pour être autre chose

Qu'une poussière.

Je suis le Bitume

Qui lentement

Fige la vie

Sur la route

De nos peurs

Agonie.